1 Dollar de la république de chine 1897, pourquoi une telle valeurs ?

  • Le yuan est l’ancienne monnaie de la République de Chine entre 1912 et 1949, remplacée ensuite par le yuan renminbi.
  • Avant cela, il servait dès 1889 comme unité internationale équivalente au dollar, en complément du wén.
  • Il est basé sur le dollar espagnol et pèse 27 g d’argent, reflétant une pression occidentale sur la Chine impériale.
  • Il équivaut à 1 000 wén dans le système décimal chinois et représente 72 % d’un tael.
  • Jusqu’à 1889, l’argent n’était pas utilisé dans la frappe de monnaie officielle, sauf pour l’impôt et le commerce.
  • Plusieurs pièces étrangères circulaient en Chine et étaient souvent refondues, d’où un trafic informel.
  • La frappe du yuan débute à Guangdong et s’étend avec des émissions régionales et par des banques privées.
  • La République connaît une instabilité monétaire, marquée par des multiples émissions et une inflation croissante.
  • En 1935, la Chine abandonne l’étalon-argent pour le fabi, une réforme monétaire visant à stabiliser le système.
  • Après la guerre civile, le yuan est remplacé par le yuan renminbi en 1955, à hauteur de 1 pour 10 000 anciens yuans.

Le dollar chinois de 1897, frappé dans la province de Kiangnan (Jiangnan), est considéré comme rare et précieux pour plusieurs raisons 🪙 :

·       Production limitée : Les premières émissions de cette pièce ont été réalisées en petites quantités, avant que le design ne soit rapidement remplacé.

·       Transition historique : Elle marque le début de la modernisation monétaire chinoise sous la dynastie Qing, avec l’adoption de standards occidentaux.

·       Design unique : Le dragon impérial gravé sur la pièce est d’une finesse remarquable, ce qui en fait un objet très convoité par les collectionneurs.

·       Contrefaçons fréquentes : Sa popularité a entraîné de nombreuses copies, ce qui rend les exemplaires authentiques encore plus précieux.

·       Valeur aux enchères : Un exemplaire bien conservé a été adjugé à 155 000 € lors d’une vente aux enchères à Nice en 2023.

En résumé, c’est une pièce emblématique à la fois pour son importance historique, sa rareté, et son attrait esthétique.

Piastre Décan

L'origine de la fabrication de cette pièce furent détaillées dans les numéros 226,227 et 228 de Numismatique et échange de Mars et Avril 1993 par J.Ryckbush à partir des manuscrits détenus aux archives de l'Ile Maurice.
Il ressort que le tirage d'élève à env. 25 000 exemplaires avec fréquemment une faiblesse de Frappe sur l'avers et au revers d'ou une mention "Dix Livres" inégalement frappée outre les usures d'usage habituels.
La pièce d'or envisagée n'a jamais été frappée faute de matière première donnée par ailleurs en contrepartie d'approvisionnement auprès des colons.

Des piastres furent coupée pour faire de la monnaie divisionnaire dans la grande Ile.

Un piastre parfaite est rare.


Source : numéros 226,227 et 228 de Numismatique et échange de Mars et Avril 1993 par J.Ryckbush

Piéfort de l'ecu à la chaise de Philippe VI

La numismatique intéresse un large public car il existe un très grand nombre de collections stockées dans les armoires ou les coffres et la plupart des propriétaires en ignorent la valeur. 

 

En ce moment la mode est aux 2 euros… mais non, ça ne vaut pas 80 000 euros !

 

En effet, beaucoup de rumeurs circulent ces derniers temps sur internet, mais alors, comment savoir si votre monnaie est rare ?

 

Tout d’abord, la majorité des monnaies en euros ayant beaucoup de valeur, ont déjà été achetées par les collectionneurs bien plus cher que 2 euros. A noter que ces monnaies ne sont pas destinées à la circulation courante. 

 

S’il y a bel et bien des collectionneurs de 2 euros commémoratifs, il faut faire attention aux abréviations contenues dans les annonces, par exemple une monnaie en BE (Belle épreuve) est une gravure très fine en finition miroir, c’est-à-dire qu’on peut voir son reflet dans la pièce. Une erreur peut tout de même se produire au moment de la frappe, par théorie la pièce devrait être retirée lors des contrôles, mais lorsqu’elle passe au travers, cette erreur donne une valeur supplémentaire à votre pièce. 

 

Sachez que la 2 euros la plus chère du marché est celle à l’effigie de la princesse Grâce Kelly de Monaco frappée en 2007 à 10 000 exemplaires seulement, vendue cette année-là au musée des timbres et des monnaies de Monaco autour des 100 euros et qui aujourd’hui se négocie autour des 3000 euros.

 

Que vous ayez un doute, des interrogations, ou l’envie de faire estimer votre collection familiale, nous aurons le plaisir de vous rencontrer lors d’une journée d’estimation gratuite de vos monnaies grecques, romaines, royales en passant par les euros, les monnaies en or et en argent ou encore les billets de banque. Rendez-vous donc lors de nos différents journées d'expertises partout en France

 

Renseignement et rendez-vous auprès de LPN au 06.51.97.42.57 .


 

 

Le coin monétaire

De l’origine de la monnaie du VIIe siècle avant JC à la moitié du XVI ème siècle, les pièces étaient frappées au marteau. On plaçait en effet une plaque d’or ou de métal finement ciselée et travaillée afin d’atteindre le poids, l’épaisseur et la forme voulus que l’on venait frapper à froid avec un coin. Ce dernier est un outil en métal minutieusement gravé d’inscriptions à l’envers. La frappe au marteau est la plus ancienne technique qui existe, s’en suivront la frappe au balancier et au moulin. C’est cet outil relativement rare que nous avons la chance de vous présenter, un coin datant de la Constitution avec le buste cuirassé à droite de Louis XVI, roi des François.

L'auréus

L'aureus (aurei au pluriel) ou denier d'or est une monnaie romaine d'or. 
Elle devient régulière à partir de Jules César et d'Auguste (fin du I er siècle av. J. -C. ), et se poursuit sous l'Empire romain, équivalant alors à 25 deniers d'argent, soit 100 sesterces. Nous avons la chance de vous présenter en vente aux enchères le 14 janvier 2021, ce superbe Auréus d'Alexandre Sèvère (208-235) 
A : Buste drapé et cuirassé avec tête laurée d’Alexandre sévère à droite 
R : Mars casqué à droite

Voici une interview de notre expert qui peut être utile à lire avant de vendre vos pièces de monnaies.

Revendre des pièces de monnaie

Vous avez retrouvé des pièces de monnaie au fond d’un tiroir ? Elles sont peut-être rares et recherchées par les collectionneurs ... Qu’est ce qui fait leur valeur ?  

Plusieurs critères sont à prendre en compte, à commencer par le métal dans lequel la pièce est faite. « Une pièce en or vaut à minima son poids au cours de l’or, qui est actuellement très élevé (le lingot d’1 kg dépasse les 50 000 €, ndlr) », explique François Blanchet, rédacteur en chef de Monnaie Magazine. Pour les pièces d’or, il faut aussi distinguer celles dites «boursables» ou d’investissement, qui font l’objet d’une cotation spécifique (napoléon, krugerrand d’Afrique du sud, 50 pesos du Mexique ...), des autres. L’argent est moins côté que l’or. Il se négocie autour de 500 € le kilo « Une pièce de 50 francs Hercule des années 1970 vaut ainsi une dizaine d’€, une Semeuse de 5 francs en argent des années 1960, autour des 5 €, indique Anthony Camos, expert en numismatique pour la maison de ventes aux enchères Millon, soit le prix de l’argent qu’elles contiennent. Deuxième critère : la rareté, qui dépend du tirage de la pièce, ou de son ancienneté.  « La plupart des pièces ont été tirées à plusieurs millions voire milliards d’unités, poursuit Anthony Camos. Quand une pièce a été éditée à moins de 100 000 unités, elle vaut souvent de l’argent ». S’agissant des pièces anciennes (antiques, féodales, royales, révolutionnaires ...), même en cas de tirage important, elles peuvent bénéficier d’une belle cote s’il n’en reste que quelques exemplaires. La rareté peut aussi être lié au lieu de fabrication de la pièce (l’atelier). Chaque atelier de fabrication est indentifiable par une lettre au-dessus du millésime : A pour Paris, AA pour Metz... Certains ateliers ont ainsi été peu productifs, à l’instar de celui de Castel-Sarrazin (identifiable par un C), qui n’a frappé la monnaie française que pendant de 2 mois en 1914 et de 1943 à 1948. « Une pièce de 1 ou 2 francs de 1914 sortant de cet atelier en parfait état côte actuellement plus de 1000 €, indique Anthony Camos, alors que le même millésime frappé dans l’atelier parisien ne vaut quasiment rien ». Une pièce récente peut aussi être rare. « C’est le cas d’une pièce de 2 francs de 1991, frappée à 2500 exemplaires, qui côte environ 2000 €, indique François Blanchet, et de certains euros, notamment ceux frappés dans les Etats de petite taille, comme Monaco, San Marin, Andorre, le Vatican, car ce sont souvent de petites productions ». Mais pour que ces pièces trouvent preneur à ces cotes-là, encore faut-il qu’elles soient en très bon état, l’idéal étant qu’elles n’aient jamais circulé (voir ci-contre le lexique des pros). Bien-sûr, plus la pièce est ancienne et plus il pourra être toléré de rayures ou de chocs.  

Comment fixer le prix ?  

Il n’existe pas vraiment d’argus faisant référence. Plusieurs catalogues avancent des cotes pour les pièces par millésime, atelier... et renseignent sur leur tirage. Parmi les plus consultés, le «Gadoury», publié tous les 2 ans (éd.Gadoury), dont la maison-mère fait aussi de l’achat-vente de pièces. Ou encore l’argus publié chaque mois par la revue Monnaie Magazine. N’hésitez pas à contacter un commissaire-priseur ou un expert et à lui envoyer des photos par mail pour obtenir une estimation (elle sera gratuite). Ou à vous rapprocher d’une boutique spécialisée en numismatique.    

Où les vendre ? 

Pour les pièces de collection, vous pouvez vous adresser à une maison de vente aux enchères ou à une boutique spécialisée. Le commissaire-priseur, commissionné sur le prix de vente, a intérêt à ce que l’objet se vende le plus cher possible. Mais le vendeur spécialisé, lui, vous versera les fonds, de suite.  Pour les pièces en or, vous pouvez aussi vous adresser à des spécialistes du rachat d’or (Bdor, LPN nice, par exemple). Ils ne vous reprendront vos pièces d’investissement au cours affiché que si elles sont en parfait état. Dans tous les cas, pour les pièces en or et en argent, vous devrez vous acquitter d’une taxe de 11 % sur le prix de vente et de la CRDS (0,5 %), sauf si elles datent d’avant 1800. Dans ce cas, vous serez taxé à 6,5%, mais seulement si le prix de vente dépasse 5000 €. Sinon vous pouvez aussi céder  vos pièces sur Internet, aux enchères ou en ventes directes. Enfin, vous pouvez participer à des salons ou bourses consacrés à la numismatique.

 

 

Le lexique des pros

Belle épreuve : Qualité caractérisant une pièce parfaite, frappée pour la collection. Son relief est mat, et son fond comme un miroir. La pièce a généralement été conservée sous blister et dans un écrin. 

Fleur de coin (ou brillant universel) : pièce neuve, avec des coins neufs, sans rayure. Cette pièce n’était pas forcément destinée à la collection, mais elle n’a jamais circulé. 

Superbe : La monnaie ne présente presque aucune trace de circulation à l’oeil nu mais il peut apparaître, à la loupe, d’infimes traces d’usure.  

Très très beau : la pièce présente une faible usure sur le relief et des traces de choc. Quand l’usure est immédiatement visible, la pièce voit sa note dégradée en très beau. 

Beau : la pièce est très usée. Certaines indications sur la pièce ne sont plus lisibles.

 

 

Evitez de nettoyer vos pièces ! 

« Nettoyer une pièce, c’est prendre le risque d’abîmer son relief et de retirer sa patine, qui est son certificat d’authenticité », explique François Blanchet. Son conseil, si vos pièces sont vraiment oxydées ou sales : utilisez de l’eau, du savon de Marseille, et frottez-les délicatement avec une brosse à dents. Sauf celles en argent, qu’il vaut mieux frotter légèrement avec une gomme. 

 

Une pièce d’origine monégasque de 2 € de 2007, commémorative de la Princesse Grâce (frappée à 10000 exemplaires) se vend aux alentours de 2500 €.  




Expressions courantes issues de la monnaie :

Dans cet article, nous nous sommes amusés à compiler quelques expressions utilisées aujourd’hui dans le langage courant qui à l’origine avait un rapport aux monnaies.

 

Aux origines de la monnaie, environ 500 avant J.C, on trouve déjà une expression encore très utilisée aujourd’hui mais dont celles-ci sont souvent méconnues :

 

-Toucher le Pactole :   

 

A l’origine, le Pactole est un fleuve aurifère qui charriait des paillettes d'or dans l'Antiquité. Ce fleuve coulait en Lydie sur le territoire du roi Alyatte II, père de Crésus. Lorsque ce dernier hérita du trône de son père ainsi que du fleuve et de ses richesses. D'où l'expression "toucher le pactole".

 

Ce qui nous emmène inévitablement à notre prochaine expression dont les origines sont les mêmes que cette dernière,

 

-Riche comme Crésus :

 

Crésus, dernier roi de Lydie était très riche du fait que coulait le « Pactole » sur ses terres. C’est du moins ce que l’histoire a retenu de lui. C’est d’ailleurs à lui que serait attribuer la frappe d’une des plus vieilles monnaies connues : La Créséïde.

Tirant son nom du roi Crésus, la Créséïde a été frappée en 550 avant J.C, celui-ci a en effet mis en place un système monétaire mêlant électrum (mélange d’or et d’argent) et argent en définissant une valeur d’échange pour chaque monnaie selon leur poids/taille et métal.

 

Faisons maintenant un bond dans le temps et demandons-nous d’où vient le mot espèce.

 

-Espèce :

 

Le terme espèce vient du latin « species », qui désigner la vue, l’aspect, l’apparence, c’est de ce latin que l’on donne leur nom aux épices. Il faut savoir qu’au moyen âge, les épices et plus particulièrement le poivre, étaient très rares et précieuses, si bien qu’elles étaient considérées comme des monnaies d’échanges. C’est de là que provient l’expression payer en épices qui deviendra par la suite payer en espèces.

 

Encore une fois cette explication nous emmène à se poser la question : d’où vient l’expression recevoir un « salaire » ?

 

-Salaire :

 

Au premier siècle une partie de la solde des soldats romain était payée en sel. Comme nous l’avons vu précédemment, pendant très longtemps les épices comme le sel ou le poivre étaient très rares. Le mot salaire vient donc du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Paiement pour travail ou service rendu », puis désigna l'indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium).

 

Maintenant intéressons-nous à l’expression : « ça vaut son pesant d’or » :

 

-Pesant d’or : 

 

 Il semble que cette expression provienne de la déformation du besant, ancienne monnaie byzantine (le solidus) d’une pureté de 950 à 980/1000 ce qui était gage de valeurs à l’époque car la pureté des pièces était comparable à celle d’un lingot. L’expression initiale serait donc « ça vaut son besant d’or »

 

Passons maintenant d’une monnaie de grande valeur à une autre qui selon l’expressions ne vaut rien : 

 

-Payer avec de la monnaie de singe :

 

Au XIIIe siècle, Saint-Louis décida qu'il faudrait payer une taxe pour emprunter le pont qui, à Paris, reliait l'île de la Cité à la rue Saint-Jacques.
Il y avait toutefois une exception à cette règle : les forains, bateleurs ou jongleurs qui possédaient un singe pouvaient, en guise de paiement, faire faire son numéro à leur animal et ainsi passer sans payer. Voici donc les origines de l’expression « payer avec de la monnaie de singe ».

 

Malheureusement aujourd’hui nous n’avons plus de passe-droit si nous possédons un singe, il faut payer avec de la monnaie sonnante et trébuchante.

 

- Sonnantes et trébuchantes :

 

Au XIVe siècle, un 'trébuchet' était une petite balance à plateaux servant pour la pesée de petits poids comme de l'or, de l'argent ou des bijoux.

Une pièce 'trébuchante' se disait d'une pièce dont on avait constaté qu'elle avait le poids requis après qu'elle a été 'trébuchée' (pesée sur un trébuchet).

C'est à partir du XVIe siècle que des espèces sonnantes et trébuchantes ont été une manière plaisante de désigner de bonnes vraies pièces de monnaie avant, par extension, de désigner l'argent liquide.

 

Afin de garder cette lecture ludique et pas trop longue, nous allons en rester sur ces quelques expressions.

 

 Rassurez-vous , d’autres expressions toutes aussi cocasses feront l’objet d’un second article.